Boulot : après le burn-out, le bore-out et le brown-out

Burn-out, bore-out, brown-out, ses anglicismes qui nomme le mal-être au travail…

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photo : has-sante.fr

D’abord le burn-out

On connaissait déjà le burn-out, un terme qui est devenu si commun que cela en devient alarmant. En effet, si auparavant, il était difficile de diagnostiquer un problème psychologique lié au travail, dès que ce dernier a porté un nom et s’est fait connaître du grand public, il a été plus facile pour de nombreux employés de comprendre l’origine de leur mal-être. En cause ici, le stress, toujours plus présent dans le milieu professionnel exigeant de nous toujours plus d’efficacité, il atteint parfois un point de non-retour qui oblige la personne concernée à stopper toute activité professionnelle. C’est ça le burn-out. « To burn-out » signifie en anglais « griller » (un circuit électrique par exemple), c’est cette image de surconsommation d’énergie jusqu’à l’épuisement que ce terme représente à merveille.
Malheureusement, deux nouveaux mots ont fait leur apparition parmi les maux liés au travail.
 

Puis le bore-out et le brown-out

Le bore-out (tout comme le brown-out) suit donc le même schéma sémantique que le burn-out. Le bore-out exprime l’ennui au travail qui peut également entraîner un épuisement professionnel. Manque de reconnaissance, tâches redondantes, pas d’ouverture vers une évolution de poste, ce sont doutes ses portes clauses qui viennent souvent à bout de certains employés et provoque le fameux bore-out.
Enfin, le brown-out, dernier-né de la série des maladies professionnelles. Ce terme est souvent utilisé pour décrire une baisse de tension électrique et c’est une nouvelle fois un terme adéquat pour décrire ce syndrome. Wikipédia décrit le brow-out comme suit « Perte de motivation au travail due à l’absurdité des tâches confiées par l’employeur. » L’employé ne trouve plus de sens à son travail, ne le comprend plus, n’y trouve plus aucun intérêt.
Si les termes utilisés pour nommer ses ras-le-bol liés au boulot sont pertinents, ils démontrent néanmoins que le travail peut réellement épuiser psychologiquement un employé sous bien des aspects. Une triste réalité qui explique sans doute cette tendance de plus en plus croissante à la reconversion professionnelle.